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Allons allons, on le sait, je ne suis pas le dernier à être extrême dans mes propos. Surtout en politique. Mais j’ai une règle que je suis [1], celui du respect des personnes privées.
Clairement, un politique, un acteur, un businessman sont des personnes publiques et elles doivent s’attendre à des propos durs, même si quelques fois, cela dépasse les limites, c’est aussi un travers de l’informatique [2]. Et en plus, certains se doivent d’être attaqués durement, comme par exemple, les membres du Front Nazional.

SI par contre, je m’empaille avec une personne sur twitter ou facebook, c’est soit un jeu [3], soit sans vulgarité. On peut toujours ne pas être d’accord, mais dans la courtoisie du débat.

La semaine dernière, il y a eu un décès dont on a assez parlé dans les médias et sur les réseaux sociaux, celui de Philippe Germa. Qui c’est ? Le directeur du WWF (World Wide Fundation) France.

Philippe Germa, 64 ans, a disparu au large de la Polynésie française lors d’une plongée en mer samedi dernier. Malgré des recherches, son corps n’a pas encore été retrouvé. Nommé au poste de directeur général du WWF France en 2013, il avait appartenu auparavant à l’association “Les amis de la terre” et participé en 1990 à la création du mouvement Génération Écologie. Il s’est impliqué ensuite en politique, aux côtés des écologistes en 1981, puis au ministère de l’environnement sous le gouvernement Rocard. France Info

Il est bien entendu triste de mourir ainsi [4] et on ne peut qu’apporter une pensée à ses proches.
Ceci étant, Monsieur Germa était aussi et surtout un personnage public. Et c’est ce côté qui m’intéresse, n’étant pas un proche de ce dernier, juste un citoyen.
Pour l’histoire, Monsieur Germa a pris la suite de Serge Orru au WWF. De formation économiste, militant environnemental également, il a eu des fonctions de direction et des engagements politiques.
Or, depuis des années, le WWF est critiqué pour ses positions (Les alliances avec les grands groupes industriels le font passer pour un "lessiveur de bonnes intentions") et vit une crise sociale interne qui s’est largement étalée dans la presse. Et surtout, qui est connu dans le milieu associatif, comme celle de Greenpeace, Emmaüs, ...
Déjà à l’époque, à côté d’une crise de positionnement (Greenwashing), l’association vivait une crise sociale : turn over, salaire de direction élevé, opacité des recrutements, management agressif, ... Assez symptomatique d’une partie du milieu associatif engagé qui peine à trouver l’équilibre entre compétences et engagement.

Mais il semblerait que la gestion Germa n’ait pas totalement calmé les esprits. D’une part, le positionnement est toujours le même concernant les industriels, mais aussi côté social.

Les rares salariés qui acceptent de s’exprimer - et uniquement sous couvert d’anonymat - dressent un état des lieux terrifiant. « C’est une vraie boucherie d’un point de vue humain », lâche l’un d’eux. « Une boîte aux méthodes pourries. Le droit du travail y est totalement bafoué », ajoute un autre, toujours sous le manteau, de peur des représailles. Michel*, qui travaille encore dans les murs, donne rendez-vous dans un café loin du QG situé sur le verdoyant domaine de Longchamp, en lisière du bois de Boulogne. Ses traits sont tirés, sa nervosité, palpable. Autour d’un Perrier, il raconte l’ambiance étouffante qui règne chez le panda. Délation, ordres contradictoires de la direction, rumeurs nauséabondes... Marianne du 09/05/15

Ou encore, se basant sur des documents administratifs cette fois ci...

De fait, le bilan social de WWF France est calamiteux. Sur la centaine de salariés que compte la fondation, près d’une trentaine sont partis en un peu plus d’un an, écœurés ou poussés vers la sortie. En 2013, 89 arrêts maladie ont été comptabilisés, contre une petite trentaine seulement en 2011. Le turnover annuel dépasse les 30 %. Sur les huit délégués du personnel, cinq ont jeté l’éponge récemment. Trop de pression et de sales coups venus d’en haut. Une dizaine de procédures sont en cours devant les prud’hommes, la cour d’appel ou le tribunal administratif de Paris. De plus en plus consulté par des salariés au bord du burn-out, le médecin du travail a tiré la sonnette d’alarme. Dans un courrier daté du 14 octobre dernier, il parle de « souffrance au travail » et de « détresse ». Face à ce mal-être généralisé, la direction reste sourde, comme en témoignent plusieurs comptes rendus de réunions du comité d’entreprise et du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) durant l’année 2013. « Si un salarié souffre dans son travail pour X raisons, il doit se poser la question de changer de travail », assène l’équipe dirigeante. « Dès que l’on refuse quelque chose aux salariés, ces derniers trouvent comme solution de se mettre en arrêt maladie », martèle-t-elle encore. Marianne du 09/05/15

Alors, oui, comme dans beaucoup d’endroits, il y a une crise sociale interne majeure au sein du WWF. La presse l’a fait ressortir, les discussions entre salariés associatifs et militants le confirment, les instances du personnel aussi.

So what ? Cela ne remet en rien en cause l’intérêt du WWF pour la protection de l’environnement, rien sur l’individu Philippe Germa... Mais un peu sur le personnage public en tant que DG. Et c’est ce que j’ai exprimé dans un post sur twitter le 12/08/15

Peut être que je n’aurais pas du l’écrire ce jour là et attendre... Mais comme j’avais bien précisé "En tant que DG..."... Et comme les atermoiements divers et (a)variés me gonflaient prodigieusement, j’ai cessé l’hypocrisie.

J’ai eu deux posts très vindicatifs en retour de personnes que je ne suis pas, qui ne me suivent pas, mais qui soit me suivent (en listes ?), soit ont trouvé mon post par hasard. Les posts sont cinglants...

Auquel j’ai répondu le lendemain avec calme et sérénité...

Et j’ai reçu un retour d’un de ses suiveurs (je pense)

On remarquera la finesse du nom de compte twitter, reposant sur un jeu de mots vivifiant.

Entre les deux posts, le respect s’exprime à fond.

Il y a un débat en ce moment sur le déferlement de haines et propos racistes sur les réseaux sociaux. Je crois assez peu à la quiétude retrouvée dans les prochains mois, car les réseaux sociaux sont une image de la société à laquelle on a surdimensionné le "ça" freudien... Déjà dans les années 80, on pestait contre les forums qui permettaient à tout le monde de se lâcher. Maintenant, c’est facebook et twitter.

Notes

[1Et si vous me voyez la transgresser, rappelez moi à l’ordre, je ne suis qu’un humain

[2On est derrière son ordinateur, c’est plus simple !

[3Je connais la personne et on joue

[4ou autrement d’ailleurs

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