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Agnès avait eu une opportunité d’assister à l’avant première du film, en présence d’une partie de l’équipe d’acteurs, dont Kev Adams. On a aimé "Soda" la série sur la vie de 3 adolescents, on a apprécié les 2 volets de "Les profs" de et avec Pierre-François Martin-Laval, on avait souri à "Fiston" avec Franck Dubosc. Bref, on pouvait se réjouir de voir Kev Adams, même si, personnellement, j’avais été un peu déçu par son spectacle. Et puis, ce n’est pas si souvent qu’on peut voir en vrai les gens de l’écran en face. J’avais vu la bande annonce d’Aladin, cela ne m’avait pas transcendé.
Je n’y allais pas les pieds à l’envers, mais pas convaincu de passer une bonne soirée.

La salle du Pathé est blindée de monde, je n’ai jamais vu une salle de cinéma aussi remplie, la moyenne d’âge devait se situer aux alentours des 15/16 ans, malgré les parents.

Arrivés à 19h20, pour une séance à 20h00, l’équipe du film était prévue pour 19h50. Vers 20h00, toutes les têtes se tournent vers le coin de la salle derrière nous, faisant penser que "certaines personnes" arrivaient ! En effet, Kev Adams, William Lebghil (Sliman dans "Soda") et Arthur Benzaquen (Réalisateur et acteur) descendent les marches pour monter sur la scène.

S’en est suivi un petit show improvisé entre les trois, les deux autres tentant de tirer à eux la couverture de Kev Adams [1]... Ce que démentait bien entendu immédiatement la foule massée devant la scène.

Vient le film... Que raconte t il ? Une histoire d’Aladin, l’un des contes des Mille et une nuits les plus racontés. Aladin, le vizir, la princesse, rien de bien innovant là dedans. Et pourtant...
Le film raconte l’histoire d’Aladin racontée par Sam, jeune adulte, déguisé en Père Noël dans une grande enseigne parisienne [2]. En effet, Sam et son pote Khalid (William Lebghil) sont deux pauvres mecs qui tentent de s’en sortir par des petits boulots et des petites magouilles. Sam est en couple avec Sofia, fille d’un riche entrepreneur (Michel Blanc). Sauf qu’il lui a raconté qu’il était trader international, donc riche.
Sam se retrouve piégé à raconter l’histoire d’Aladin à des enfants dans le magasin. Sam devient Aladin, Sofia devient la Princesse Shallia (Fille du Sultan) et chaque personnage de la vie de Sam prend place sous les traits d’un autre personnage de l’histoire racontée.
Là encore, rien de bien innovant dans le scénario ! Mais où est donc le positif si il y en a ?
Bon, avouons le, j’ai apprécié le film. Pas convaincu au début, je me suis pris au jeu. J’ai rigolé à plusieurs reprises et il faut dire que le jeu des acteurs ajouté à une mise en scène délirante ont permis cette bonne soirée. Ce n’est pas le film du siècle, même pas de l’année, voire même pas du mois, mais c’est plus qu’un gentil film du dimanche soir sur TF1 (Mon mètre étalon en terme de film).
C’est divertissant, bien rythmé, bien fait et certains sortent carrément du lot pour animer ce scénario plat [3] et convenu [4].

Les acteurs ?

  • Sam / Aladin : Joué par Kev Adams, on appréciera qu’il n’en fasse pas trop, qu’il ne surjoue pas. Probablement qu’il a appris, que son métier rentre. Et surprise du film, pendant le tiers de fin, il a les cheveux lissé, et pas comme au naturel. Et cela lui va plutôt bien.
  • Khalid (William Lebghil) : Vraie révélation pour moi, il sait attirer la lumière sur lui. Déjà flanqué d’un visage sympathique, il a un vrai jeu d’acteur. J’aimais Sliman pour son absurdité et sa bêtise profonde, là, on l’apprécie pour son jeu, ses mimiques, sa présence.
  • Sofia / Shallia (Vanessa Guide) : elle m’avait tapé dans l’oeil dans "No limit" avec Vincent Elbaz, cette jolie brunette joue la princesse courtisée. A l’aise dans le rythme, elle joue l’espièglerie à merveille, en toute complicité avec sa première servante, Rababa (Audrey Lamy).

  • Le magicien / le parfumeur (Arthur Benzaquen) : Réalisateur et acteur, le personnage du magicien, central dans l’histoire d’Aladin, est juste extraordinaire. Un peu obsédé, un peu homosexuel [5], margoulin au possible, son défaut de prononciation le rend sympathique, alors qu’il ne l’est pas du tout.
  • Le génie (Eric Judor) : Le génie est lui aussi central dans Aladin. Eric Judor prouve encore une fois qu’il est bon. Bon, j’aimais le duo Eric et Ramzy (Qu’on retrouve dans une scène du film), même tout seul, ça le fait.

  • Le sultant (Michel Blanc) : il ne pense qu’à manger et à marier sa fille pour s’enrichir encore plus. Rien d’extraordinaire. Mais c’est Michel Blanc, donc c’est bon.

Et puis, il y a le Vizir... Joué par Jean Paul Rouve, le personnage est absolument extraordinaire et Rouve est parfait dans le rôle, rattrapant régulièrement la sauce par sa simple présence. Le Vizir est méchant et vil. Mais il arrive à en faire un personnage attachant, surtout à la fin avec un méchant délire autour du "je suis ton père" de la Guerre des Etoiles.

Autour de cette équipe, on retrouvera Ramzy, mais aussi presque tout le temps à l’écran, Fatsah Bouyahmed, souffre douleur de Djamel dans les festivals du rire à Marrakech.

Il fait un garde avec Nader Boussandel (A gauche), ce dernier intervenant régulièrement auprès du Vizir quand il parle tout seul [6].

En conclusion, ce film est divertissant, avec un rythme et des ressorts de gags intéressants.

La présence des acteurs, leur humour rattrapent le scénario forcément connu et convenu. Pour une bonne comédie familiale...

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Le compte twitter du film

Notes

[1"Hein, vous êtes venus pour moi et pas pour Kev ?"

[2Merci les Galeries Lafayette

[3Oui, quand même, il faut le dire

[4On connait la fin de l’histoire entre Sam et Sofia

[5Car dans le désert, on est toujours tout seul

[6Pour lui demander si il lui parle ou pas

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