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Durant notre scolarité, ou celles de nos enfants, il est forcément arrivé une fois que l’école prête un livre ou un matériel quelconque. A ce moment là, c’est un transfert de responsabilité qui s’opère, mais sans que cela ne soit très clairement explicité.

En effet, lors de la remise du matériel, le professeur ne manquera pas de rappeler qu’il faut faire attention, que c’est un prêt de matériel appartenant à l’école et qu’en cas de perte ou de dégâts, vous serez tenus pour responsable. Passons sur la véracité de ces propos et acceptons les tels les moutons que nous sommes.

Mais pas toujours !

Il y a 2 mois, Marianne doit réaliser un travail collectif à 4 pour lequel on leur prête un livre. Pour des raisons qui lui appartiennent, elle décide de changer de groupe et en informe le professeur. Le reste du groupe termine le travail et rend le livre en le posant sur le bureau du professeur.

Le livre disparaît...

Les élèves sont informés qu’ils devront rembourser le livre disparu. Marianne nous en informe. Nous ne sommes pas d’accord avec la procédure car elle pose clairement l’entière responsabilité sur les élèves sans preuve et englobe Marianne alors qu’elle avait quitté le groupe.
Nous recevons une "facture" de l’administration. Bien entendu, ce n’est pas le prix qui coince car on nous demande, à chaque parent, 1,87 euro.
Mais le principe nous gêne et nous décidons d’écrire en retour de la facture et d’expliquer que nous ne sommes pas d’accord avec la démarche. Nous expliquons donc que nous ne sommes pas prêts à payer [1] tant que la responsabilité claire et précise n’est pas établi. Nous attendons donc de nouveaux éléments à charge.

Le professeur de la matière concernée n’a pas été content de notre réponse, il aurait compris que nous l’incriminions, alors que, justement, nous n’incriminions personne sans preuve, à l’inverse de l’administration.

Cet épisode me fait penser à la "charte" que l’école primaire avait édicté à l’époque sur demande de la Mairie. La charte donnait les devoirs des enfants, mais occultait fortement les devoirs des adultes les encadrant. Même démarche...

Quelques jours ont passé. Et hier, Marianne nous annonce que le livre a été retrouvé dans les rayons de la bibliothèque scolaire. L’information est remontée.

Nous attendons donc un courrier d’excuses. D’autant que certains parents avaient déjà payé... Donc doivent être remboursés...

Ce n’est pas pour ennuyer, ce n’est pas absoudre Marianne d’une faute qu’elle pourrait avoir commise, ce n’est pas éviter de payer, mais le principe de systématiquement décider arbitrairement que l’élève est fautif (Ce serait le prof ou la femme de ménage, ce serait pareil !) est :
1. Énervant sur le principe de présomption d’innocence ;
2. Désastreux sur la confiance dans l’institution pour l’élève ;
3. Catastrophique pédagogiquement.

L’Education Nationale doit descendre un peu de son piédestal pour aller encore plus loin dans la pédagogie pour en faire des adultes responsables et respectueux des institutions publiques. Là, elle sert à penser que l’arbitraire est la règle.

Notes

[1Tout en indiquant que le prix demandé n’est pas le soucis, mais bien le principe

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