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Après mes 10 jours d’hospitalisation en cardiologie et l’injection de doses massives de potassium suite à une saloperie d’hormone qui n’en fait qu’à sa tête (Ca a une tête une hormone ?), je ressortais le 15 décembre, libre mais pas soigné.

Dans mon dernier billet, j’expliquais que l’hypothèse la plus probable était une hyperaldostéronisme, c’est à dire l’hormone "aldostérone" qui dysfonctionnerait. Pour rappel, elle sert à provoquer la rétention du sodium par l’organisme et la fuite urinaire du potassium et joue un rôle sur le pression artérielle. Elle est donc indispensable et son taux dans le sang doit être compris entre 3,5 et 4,5 mmoles par litre, quand on fait un bilan de santé (Ionogramme sanguin pour les ions du sang).

Depuis le 16 décembre, j’ai une prise de sang par semaine. Au début, pas de soucis, j’ai même dépassé le taux (4,7 !) ce qui a entraîné une diminution de ma prise de cachets de potassium. Rapide retour en arrière puisque depuis, mon taux descend, descend... descend ! Pour arriver à un taux en dessous du taux normal depuis 2 semaines et un taux en dessous de 3 depuis 10 jours. Un des cardiologues du service m’a appelé lundi avec les tests de la prise de sang de samedi en me disant que j’étais à 2,9 et qu’il fallait augmenter ma prise de potassium pour remonter à ce que je prenais en sortant de l’hôpital...

Pour celles et ceux qui connaissent ce cachet, le Diffu-K, j’en prenais 6 par jour depuis 3 semaines, on me demande d’en prendre 9 maintenant. On peut en prendre jusqu’à 12 cachets. C’est à dire que depuis quelques jours, je m’ingurgite 9 fois 312 mg de potassium, soit presque 3g par jour, sans compter les éventuels apports par l’alimentation classique.

Que j’élimine au fur et à mesure.

Vous me direz "Oui, mais que font les médecins ? Ne serait pas un peu un emplâtre sur une jambe de bois ?". Alors, tout d’abord, je dirais que mon suivi est plutôt de qualité. En un mois, j’ai eu plusieurs fois les médecins (cardiologue, endocrinologue, traitant) au téléphone, dès qu’il y a un soucis de taux. C’est au niveau de la prise de rendez vous au CHU que cela ne suit pas. L’endocrinologue m’a appelé il y a presque 3 semaines et m’a dit qu’une analyse devait se faire au CHU. J’attends toujours la convocation (je vais appeler !). Je ne jette pas la pierre, je constate. Et mon médecin traitant, lui, fulmine ! Cela fait écho à ce qu’on voit à la télé sur l’hôpital en surchauffe, je pense !

"Et moi alors, comment je le vis ?"... A vrai dire, je suis dans la même situation qu’avant l’hospitalisation, pendant et juste après. Je n’ai aucun symptôme classique de l’hypokaliémie (fatigue, crampes, douleurs musculaires [1]) et bien entendu, pas (à priori) de soucis cardiaques... Il m’est donc difficile de me prendre pour un malade grave (Car c’est grave)... Je me dis juste, parmi d’autres choses (les verres progressifs par exemple) que je vieillis...

J’ai fait ce billet car, mis à part une partie de mes proches, plus personne ne me demande comment je vais. Ce qui est normal, cf mes propos ci-dessus. Or, rien n’est réglé et je ne suis pas mieux (ou si peu) que lors de mon hospitalisation. Je ne reproche rien à personne, je ne tire pas l’alarme. Je vous fais mon bilan de santé en ligne :)

A suivre !

PS : Je fais une bise à mon droitier préféré. Il comprendra mes dernières lignes !

Notes

[1En tout cas, pas reconnaissables hors du contexte de marche ou du froid qui draine l’énergie !

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