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Bon... C’est vrai... Depuis quelques semaines, je n’étais pas très présent sur ce blog. Mais sur le mois de décembre, j’ai eu quelques embrouilles : la perte de mon nom de domaine kesskidi.net [1] et mon départ de facebook et montée en charge sur diaspora*. Le premier m’a pris du temps car sur 1 nom de domaine, j’avais 4 mails qui arrivaient [2], il m’a fallu retrouver les sites qui utilisaient mon mail et le changer en urgence (banque, sécurité sociale, ...) et informer mes contacts du changement. Le deuxième m’a pris moins de temps, mais j’ai pris goût à Diaspora* et sa facilité à poster sans se dire "à quoi vont servir mes écrits ?"...
Et puis il y a eu l’événement cinématographique de 2015. Enfin, le 19, j’ai pu aller voir "Star Wars 7, le réveil de la force". Et c’est un de derniers billets écrits de 2015, car j’en ai pris plein la gueule !
Même le débat sur la déchéance de nationalité m’a juste tiré un tout petit billet dans lequel je reprenais un post de la dépiuté Fanélie Carrey Comte avec qui j’avais déjeuné quelques jours avant.

Bref.

Et puis en décembre, il y a eu les élections régionales. Je vais faire un billet sur les régionales prochainement, entre autres avec les résultats de Riaillé. Ceci étant, je n’ai rien écrit avant... Faute d’envie... Sauf un petit truc car la stratégie de désistement républicain du PS au deuxième tour m’a interrogé...

Il y a quelques mois, un député a lancé une idée ; rassembler des idées et acteurs politiques et de la société civile pour réfléchir à faire de la politique autrement. D’autres initiatives existent : EELV et le parti de gauche en ont lancé par exemple. Nouvelle Donne en est une expression aussi. Là, 2 particularités : ce "rassemblement" n’a pas vocation à présenter ou soutenir des candidats à des élections, et il est lancé par Pouria Amirshahi. La première idée permet d’éluder quelques travers de naissance, on ne créé pas une écurie, même si, ne soyons pas dupes, ce rassemblement servira à tel ou tel. Et alors ?

Pouria Amirshahi n’est pas un inconnu pour moi. Au delà de son mandat de député, je l’ai connu il y a longtemps, du temps où j’usais mes fonds de culotte à l’université. Ou plutôt dans le syndicalisme étudiant qui m’a tout appris. Là, il est député socialiste de la neuvième circonscription des Français établis hors de France (Afrique du Nord et de l’Ouest). Iranien né à Shemiran, il a 1 an de moins que moi, mais on a milité dans la même organisation : l’UNEF-id. Pas dans la même tendance, car à l’époque, il était proche de la nouvelle tendance qui émergeait au sein du PS, la gauche socialiste (Dray, Mélenchon,...), qui trouvait un relais via la tendance "indépendance et action" de l’UNEF-id. Cette tendance s’est affrontée au sein du syndicat étudiant contre le Président en poste (Philippe Campinchi) et d’une direction trop proche de Jean Christophe Cambadélis, ex président de l’UNEF-id ayant rejoint le PS après avoir quitté le courant trotskiste lambertiste [3].

De cette époque, je garde de bons souvenirs. De moments politiques (Des congrès longs, longs, longs, longs... Le dernier local aura duré 24h dans le petit local en face du château derrière la fac de Sciences humaines), des rencontres (Olivier Ryckewaert pour ne citer que celui avec qui je discute de temps à autres), et surtout un apprentissage politique hors du commun.

Entré sur le courant "majo-majo" (Vocable unef-idien pour dire que c’était le courant majoritaire de la majorité en place) à l’AGE de Nantes, je l’ai quitté pour rejoindre le courant des libertaires et des trotskiste. Et puis en 1992, j’ai quitté l’UNEF-id, après 4 années de folies puisque 1993 verra l’organisation du (fameux) congrès de Clermont Ferrand qui mettra en lumière le rapport de force réel entre l’ancienne direction et l’opposition unifiée (Plus d’infos par ici).
Bref.

Pouria n’est donc pas un inconnu, même si je n’ai pas fait partie de sa tendance (Parti trop tôt) et même si je ne suis pas au PS. Je l’ai aussi "croisé" quand il était directeur de l’association 4D.
Et puis, je l’ai recroisé dans la presse quand il a pris des positions avec d’autres députés socialistes appelés "les frondeurs". Et en plus, il a travaillé dans des secteurs plutôt intéressants et proches de mes intérêts aussi.

Au Congrès de Reims du PS de 2008, Pouria Amirshahi est membre fondateur du courant Un Monde d’Avance avec Benoît Hamon, Henri Emmanuelli, etc. Il devient secrétaire national aux droits de l’homme, à la Francophonie et au Développement avec Martine Aubry comme Premier secrétaire. Il est un des rares socialistes, avec André Vallini, à intervenir sur l’affaire Coupat. Il est également signataire de l’Appel des appels qui appelle à une « insurrection des consciences ». Il participe activement aux mobilisations liées à l’immigration, concernant les Roms et les étrangers en situation irrégulière tout particulièrement et reste un des derniers socialistes à réclamer une large régularisation des étrangers en situation irrégulière et une autre politique en faveur des Roms, s’opposant ainsi à la politique du ministre de l’Intérieur Manuel Valls [4].
Le 25 novembre 2012, il est à l’initiative d’une campagne sur Twitter pour soutenir la Palestine à devenir le 194e membre des Nations unies : « Je propose aux membres de la communauté numérique de relayer cet appel » via le hashtag : #Palestine194.

Des opposants internes au PS ne pouvaient que m’interpeller. Quoi ? Hein ? Ce bloc monolithique aurait donc des aspérités ? J’ai toujours eu des relations paradoxales avec ce parti et ses militants. Ma mère est une mitterandolâtre convaincue et pathologique, j’ai vécu dans l’une des villes symboles du socialisme moderne (Nantes et Jean Marc Ayrault), sans jamais ni adhérer, ni voter pour lui au premier tour.
Beaucoup de mes proches sont des votants ou adhérents socialistes (Avec EELV à égalité je pense). La plupart des sympathisants ou militants d’extrême gauche m’insupportent par leur posture ou rhétorique habituelles, je ne supporte plus les communistes et leur trahison permanente pour la gamelle. Quelques personnes autour de moi ont rejoint Nouvelle Donne au début de l’aventure.

Farouchement de gauche, je suis très critique sur Hollande et Valls tellement ils sont en train de tuer tout espoir d’une politique de gauche. Et même dans la période post attentat, j’ai eu le culot de critiquer leurs positionnements.

Alors, je suis (du verbe "suivre") les frondeurs... Surtout quelques un(e)s... Je les suis en pestant sur leur absence à franchir la dernière étape : ne plus être frondeur en quittant le PS. Car autant je comprends le fait d’être minoritaire (Je l’ai été très souvent en politique) mais je ne vois plus les points communs entre Valls et Hamon, si ce n’est d’habiter en France.
Certains ont eu du courage et je leur reconnais amplement des gestes : refus du budget proposé, refus de la loi sur l’état d’urgence et j’en passe et des meilleurs. mais pas à la "Martine Aubry" qui dit "non non non" et qui place ses potes.

Voter contre (ou s’abstenir) sur le vote de la loi d’urgence après les attentats de novembre... Il fallait oser !
Se confronter avec Valls sur la déchéance de nationalité alors que les sondages donneraient une majorité de Français plutôt pour, il faut oser là encore !
Refuser le vote d’une loi sur le renseignement attentatoire aux libertés individuelles (Tiens tiens, cela fait écho à l’état d’urgence non ?)
Ne pas se plier à la doctrine libérale fourre-tout de la loi Macron...

Même si les frondeurs sont un révélateur hyper symbolique des limites (encore) de la Vième République en cela que pour agir en tant que parlementaire, il faut soit hurler et ruer dans les brancards (Frondeurs à gauche, opposition de droite), soit suivre le Gouvernement (Majorité parlementaire, appelés "Godillots" par les frondeurs).
La logique voudrait qu’ils quittent le PS. Sujet délicat je pense, on ne quitte pas celui qui vous fait vivre et donne légitimité.

J’ai signé l’appel pour un mouvement commun. Ce mouvement se veut être un rassemblement de la société politique (Surtout EELV, PG, PS, PC) et de la société civile pour réfléchir et agir.

Non, je ne suis pas devenu "Pouria maniaque", mais il est vrai qu’il me convint de croire encore à la gauche.
"Fais ton autocritique camarade" a été l’une de mes motivations pendant ma jeunesse, car de gauche, on ne peut pas avoir de certitudes sur le cours des choses, puisque c’est l’Homme qui créé l’histoire et non Dieu (Merci Marx). Et faire son autocritique permet d’avancer sur des sujets en évitant les erreurs du passé. Enfin, faire sa critique permet de questionner a posteriori les effets et choix pris, sous la lumière des valeurs et principes qu’on avance.

Dimanche dernier, dans "Agora", l’excellente émission de France Inter présentée par Stéphane Paoli, Pouria était invité à s’exprimer sur "45 ans après le congrès d’Epinay, 20 ans après la mort de François Mitterrand, reconstruire la gauche en France". Voici la vidéo d’une de ses interventions.


Pouria Amirshahi : "La gauche n’a pas su... par franceinter

Alors, on peut dire qu’il est minoritaire, qu’il mange aussi à la gamelle, qu’il se fait plaisir, qu’il n’a rien à perdre, patatipatata... Oui, peut être, mais en ces temps difficiles pour le peuple de gauche, il est intéressant de retrouver des politiques (des vrais) qui parlent de valeurs et de principes de gauche pour trouver des solutions, en critiquant et argumentant.

J’ai besoin d’entendre cela pour continuer à y croire.

Pour en savoir plus sur Pouria Amirshahi :

Notes

[1Chipé par une entreprise spécialisée dans le rachat / vente de noms de domaine

[2utilisation des alias pour la mutuelle des motards, le CJDES, la FFMC, ...

[3En 1986, scission de 400 militants qui fondent Convergences Socialistes qui rejoint le Parti socialiste (PS). L’influence majoritaire du syndicat étudiant UNEF-ID passe du PCI au PS. Les partants les plus connus sont : Jean-Christophe Cambadélis (président de l’UNEF-US puis de l’UNEF-ID entre 1978 et 1984), Marc Rozenblatt (président de l’UNEF-ID entre 1984 et 1986), Philippe Darriulat (président de l’UNEF-ID entre 1986 et 1988), Philippe Campinchi (président de l’UNEF-ID entre 1991 et 1994)

[4Vous savez, le minoritaire aux primaires du parti majoritaire de gauche, qui est devenu Premier Ministre de la majorité gouvernementale !

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